Les vitraux

Datant de 1932, les vitraux actuels sont signés du maître verrier de l’école de Nancy Jacques Grüber.

Jacques Grüber
Sundhausen 1870 – Paris 1936
Décorateur et peintre-verrier


Né en janvier 1870 a Soudhouse (Bas-Rhin) et mort le 15 décembre 1936 à Paris, Jacques Grüber est un artiste plasticien et un maître verrier de l’art nouveau.

 

Élève de l’École des beaux-arts de Nancy, il ira suivre les cours de Gustave Moreau, à Paris. De retour à Nancy en 1893, il réalisera des décorations de vases pour Daum, des meubles pour Majorelle et des couvertures de livres pour René Wiener. En 1897, il monte son atelier et se spécialise dans le verre et le vitrail.
Il est membre du Comité directeur de l’Ecole de Nancy dès sa création en 1901.
Parallèlement, il enseigne la composition décorative à l’École des Beaux-Arts de Nancy jusqu’en 1913.
Il est notament l’auteur de vitraux pour la villa Majorelle (Nancy, 1902) et de la grande verrière des Galeries Lafayette (Paris, 1911).

 

En 1914, fuyant la guerre, il part à Paris où il installera son atelier Villa d’Alésia dans le 14e arrondissement.

Liens :

Documents :

  • «Jacques Grüber, le régénérateur du vitrail», La Vie en Alsace, janvier 1936, pp 6-12, {BNF|gallica

Les vitraux ont fait l’objet d’une restauration en 1967 par les Vitraux d’art Blancard et Dauphin, Beauvais, Oise.

Découvrez les différents vitraux dans les pages suivantes :

Citation complète de J. Ruskin

Le principe des temps modernes […] consiste d’abord à négliger les édifices, puis à les restaurer. Prenez soin de vos monuments et vous n’aurez nul besoin de les restaurer. Quelques feuilles de plomb placées en temps voulu sur la toiture, le balayage opportun de quelques feuilles mortes et de brindilles de bois obstruant un conduit sauveront de la ruine à la fois murailles et toiture. Veillez avec vigilance sur un vieil édifice, gardez-le de votre mieux et par tous les moyens de toute cause de délabrement. Comptez-en les pierres comme vous le feriez pour les joyaux d’une couronne, mettez-y des gardes comme vous en placeriez aux portes d’une ville assiégée ; liez-le par le fer quand il se désagrège ; soutenez-le à l’aide de poutres quand il s’affaisse ; ne vous préoccupez pas de la laideur du secours que vous lui apportez, mieux vaut une béquille que la perte d’un membre ; faites-le avec tendresse, avec respect, avec une vigilance incessante, et encore plus d’une génération naîtra et disparaîtra à l’ombre de ses murs. Sa dernière heure enfin sonnera ; mais qu’elle sonne ouvertement et franchement, et qu’aucune substitution déshonorante et mensongère ne le vienne priver des devoirs funèbres du souvenir. […] La conservation des monuments du passé n’est pas une simple question de convenance ou de sentiment. Nous n’avons pas le droit d’y toucher. Ils ne nous appartiennent pas. Ils appartiennent en partie à ceux qui les ont construits, en partie à toutes les générations d’hommes qui viendront après nous.

Les sept lampes de l’architecture, John Ruskin, 1849 (trad. George Elwall, éd. Denoël, 1987, p. 206)

Les amis de l’église sur la toile

Nous avons le plaisir de vous annoncer le lancement de notre tout nouveau site web eglise.saint-leger-aux-bois.org.
En effet, il était plus que temps de prolonger notre activité sur le web en nous dotant d’un site internet à l’image de notre association.

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Les cloches

Les cloches actuelles ont été installées entre 1860 et 1862 sous l’égide du curé de Saint-Léger Le Beaurain, et de son confrère Gilles, doyen de Ribécourt. Elles ont été fabriquées par la société Jacob Holtzer et Cie qui fabriquait aussi des canons, des projectiles et des blindages.

Elles ont pour noms :

  • Claire
  • Louise
  • Gabrielle

Le nom de la quatrième nous est inconnu; aucune inscription n’est gravée sur la cloche.

Ces cloches remplacent Simonette, Christophorine, Augustine et Jeanne, initialement installées en 1769 et descendues sous la révolution française.

Acte tiré du registre paroissial de Saint-Léger aux Bois, année 1769 :

L’an mil sept cent soixante neuf, le dimanche vingt troisième jour du mois de juillet, ont été bénites, par moi vicaire soussigné, en présence de messire Nicolas Didelet, curé de cette paroisse, quatre cloches dont la grosse pesant 684 livres a été nommée Simonette par Messire Simon Houpin, curé de Tracy le Val, la moyenne, pesant 474 livres, nommée Christophorine par maître Christhophe Mercier, laboureur et lieutenant de la justice du dit lieu, la petite, pesant 384 livres, nommée Augustine par maître Augustin Flobert, laboureur, la quatrième, pesant 48 livres, nommée Jeanne par maître Jean Le Cler, garde des chasses de son altesse sérénissime Monseigneur le Duc D’Orléans, tous habitants de cette paroisse qui ont signé avec nous le jour et an susdits.

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